Depuis le 27 juillet à 11h15, ma p'tite Indra a rejoint le paradis des toutous et je reste inconsolable.
Et pourtant, ce jour-là, il a fallu prendre la terrible décision ... le mois de juillet a vu Indra dépérir de jour en jour, mon bébé n'avait plus de force ni pour manger, ni pour boire, se
laissant elle-même mourir peu à peu ...
Ce matin-là, elle était au plus mal et on a appelé le vétérinaire ... une décision cruelle et pourtant remplie d'amour !
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Partir ... mais avec respect et dignité !
Une personne avec 2 jambes a droit à une cérémonie avec fleurs, hommage etc ... pourquoi un animal à 4 pattes n'aurait-il pas le même droit ?
Les propos qui vont suivre risquent d'en choquer quelques-uns ... je les entends d'ici : mais ce n'est qu'un chien, faut pas exagérer, ça devient ridicule, etc ...
Sauf, que moi, mon chien c'était une personne, un enfant, mon bébé d'amour qui m'a donné 17 ans de tendresse ... je lui devais bien ça ... alors peu importe les soucis et les frais occasionnés,
ni les quolibets que certains vont m'infliger !
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La femme vétérinaire a été d'une extrême douceur et d'un grand respect pour les derniers instants de notre Indra. J.Claude et moi sommes restés près d'elle pour le somnifère ... une fois endormie
nous sommes restés encore un peu pour faire des derniers bisous et des caresses mais aussi pour lui demander pardon ... pardon de la faire partir ... pardon de ne plus attendre au risque de la
voir souffrir ... pardon de ne plus y croire et de la libérer enfin.
Puis il a fallu administrer la piqûre fatale ... c'était au-dessus de mes forces, je suis sortie dans le couloir en pleurant et en hurlant comme si on m'arrachait le coeur.
Ce n'est qu'après, avec le soutien de mon mari, que j'ai pu retourner dans la salle pour la caresser une dernière fois.
Il était convenu avec le vétérinaire qu'il n'était pas question qu'Indra fasse le voyage comme un vulgaire paquet jusqu'à Dijon avec la société qui vient récupérer tous les animaux domestiques
morts du canton.
Après 2 jours à la morgue de la clinique vétérinaire (temps obligatoire entre le décès et le transport de l'animal), l'assistante a déposé Indra dans une boîte hermétique genre glacière.
Le jeudi 29 juillet à 8h20, nous sommes revenus chercher Indra pour l'emmener nous-même au crématorium pour animaux ... en sachant qu'il y avait presque 3 heures de route avec ce
petit "cercueil" dans le coffre de la voiture ... moralement ça n'a pas été facile mais nous savions que la journée serait éprouvante et qu'il fallait assumer tout ce que nous avions décidé de
faire.
Nous roulions depuis quelques kilomètres quand nous avons aperçu une petite clairière et nous nous sommes arrêtés dans ce chemin ... chemin que j'ai appelé "Chapelle du sentier forestier".
Nous sommes rentrés dans "la chapelle", j'ai sorti de mon sac : la photo d'Indra, les fleurs du jardin et une bougie, puis j'ai ouvert le coffre de la voiture et j'ai tout disposé sur la
petite boîte-cercueil de ma toutounette. J'ai allumé la bougie et nous nous sommes recueillis devant cet autel improvisé ... pour lui rendre hommage, J.Claude a dit quelques mots d'amour et
moi mon poème ... puis, dans le lecteur-cd de la voiture, J.Claude a mis la chanson de Cabrel "je pense encore à toi" et le morceau de F.Gall "évidemment" ... des chansons mélancoliques pour
exprimer notre douleur et pour pleurer notre désespoir ...
Indra, mon bébé d’amour,
Pendant ces 17 années à tes côtés, ma vie s'est émerveillée,
Tu m'as donné un immense bonheur qui restera à jamais dans mon cœur,
Petite peluche au poil tout doux … tu étais mon bébé d’amour, mon doudou
Au paradis des toutous, je continuerai à te faire des bisous,
Indra, mon p’tit bébé d’amour … je t’aime pour toujours,
De là-haut, veilles sur moi … un jour on se retrouvera.
Plein de calins tout tendres de ta maman.
Tout juste le temps d'un moment de recueillement d'à peine une trentaine de minutes que malheureusement il faut penser à reprendre la route ... mais au moins, mon bébé aura eu sa cérémonie
d'adieu comme tout être humain !
Nous arrivons à l'heure au crématorium de la banlieue de Dijon, à Chevigny St Sauveur ... un petit établissement qui ne fait que des incinérations individuelles, l'accueil et la salle de la
caméra tout en bleu et blanc (ci-dessous, au milieu, c'est la photo de l'établissement de Chateau-Gaillard ... à Chevigny ce sont des chaises en tissu bleu), un endroit propre et
accueillant, un jardin pour se recueillir, une jeune hôtesse à la voix toute douce et qui nous soutient dans cette épreuve ... cette maison "pompes funèbres pour animaux" est humaine et respecte
aussi bien l'animal et les maîtres. Merci du fond du coeur pour elle et pour nous.
Nous laissons le soin au responsable du crématoire de prendre Indra dans le coffre de la voiture ... quelques minutes plus tard, l'hôtesse nous explique que dans la pièce à côté il y a notre
petite Indra, qu'elle est belle et que l'on ne sera pas choqué si nous venons lui faire un dernier adieu. Alors, nous prenons notre courage, nous franchissons la porte et nous tombons en larmes
devant ce petit corps glacé sans vie ... nous lui déposons mon poème, des photos imprimées sur une page, les fleurs du jardin ... un dernier regard puis nous sortons de la pièce
complètement effondrés ...
"Notre bébé d'amour, tu n'es pas seule ... nous sommes près de toi pour ton dernier voyage ... nous t'aimerons toujours ... Tendres calins de toute ta famille"
Dans le salon de recueillement, une caméra est en place afin de suivre l'animal jusqu'au crématoire et ainsi être sûr que ce sera les cendres de l'animal en question. A chacun de demander à
regarder ou pas ...
Je voulais être sûr que le responsable emmenait bien notre Indra avec photos et fleurs ... nous avons donc demandé la caméra. Le responsable a déposé délicatement Indra dans une sorte de tiroir,
elle avait sur elle mes souvenirs, puis il a poussé le tiroir dans le compartiment enflammé ...
Même si on perçoit les flammes à peine 5 secondes, cet instant reste très marquant ... nous avons pleuré longtemps dans ce salon puis dans le jardin des souvenirs où nous sommes restés un bon
moment à essayer de surmonter notre chagrin.
Après 2h d'attente, l'hôtesse nous a remis l'urne d'Indra : une jolie urne métallisée de couleur rouge et or avec la gravure d'un oiseau et d'un nuage ... cette urne étant protégée dans un
coffret en carton pour le voyage.
Voilà mon bébé d'amour, tu es partie vers le ciel étoilé ...
A la Clinique Vétérinaire et au Crématorium pour Animaux, le personnel professionnel t'a manipulé avec douceur, "ton papa et ta maman" sont restés près de toi et t'ont suivi jusqu'au bout
quitte à faire 6h de route dans la journée, ta petite boîte de transport a servi de cercueil et une jolie petite cérémonie a été célébrée dans la chapelle du sentier de la forêt ... des
obsèques avec musique, fleurs et mots d'adieu ... un adieu comme tu le méritais ... avec respect et plein d'amour !
De retour à la maison, j'ai rangé dans un beau sac doré des choses d'Indra que je tenais à garder : son manteau, son collier, son harnais, sa laisse, sa brosse, ses joujoux ... et j'ai posé
une photo de mon bébé sur le devant du sac.
La dispersion des cendres ne pourra pas se faire tout de suite ... c'est l'été, la forêt n'est pas assez tranquille en ce moment. J'aimerais bien le 30 août, jour où mon bébé aurait eu ses
17 ans, ainsi la boucle serait bouclée ... mais le plus sage serait d'attendre le début de l'automne.
Nous déciderons du bon moment par une journée grise afin de nous recueillir dans une forêt deserte ... et venteuse pour que la poussière d'ange de mon bébé s'envole très vite vers le ciel.
En attendant, l'urne est dans mon bureau à l'abri des regards et tout près du sac doré à souvenirs.
Tu dois être contente, ma toutounette d'amour, toi qui pendant des années, tu es restée des heures dans ce bureau sur ton petit canapé pour ainsi être près de moi ... nous sommes inséparables ...
et ton âme restera à jamais près de moi !
Je n'oublie pas ton maître, "ton papa" qui t'a aimé très fort et qui, je le sais, pensera toujours à toi également.